Les Larmes de l’Ange

Résumé:

Béziers, 1895.

La vieille maison close de Charles est à l’agonie.

Dans ses heures les plus sombres, une rencontre va bouleverser toute son existence. Elle est animée par la colère et la luxure. Il est avare, orgueilleux et dévoré par l’envie.

Lié par un terrible pacte avec la belle et diabolique Madies, il se verra offrir la réussite et la fortune

sur un plateau d’argent.

Mais tout à un prix.

Retrouvez ce personnage mystérieux de «  La Part de l’Ange », découvrez quelles forces obscures l’ont mené sur les chemins de l’impudeur dans un monde de perversion.

Embarquez pour un voyage sur les terres sombres de l’ésotérisme et de l’érotisme à l’état brut.

Débarrassez-vous de vos croyances, choisissez votre camps et apprêtez-vous à voir pleurer les Anges.

 

Extraits:

« Quand je ferme les yeux, je ressens son parfum de rose, je visualise son visage, ses courbes, je m’imagine promener mes mains sur elle. Pas comme je l’ai fait avec Éléonore ou comme je pourrais le faire avec Madies ou Catherine. J’ai envie de la caresser avec douceur et pudeur, je voudrais plonger mon nez dans ses cheveux libérés de leur voile, je souhaiterais goûter pudiquement ses lèvres ; elle est le genre de femme que l’on ne possède pas, elle, on la protège, on ne l’enferme pas dans une cage comme on le ferait d’un oiseau, on prend plaisir à la regarder voltiger, on contemple chacun de ses battements d’ailes en lui souhaitant d’atteindre les nuages. »

 

  « Elle pénètre dans mon antre, se retourne pour me faire face. Sans attendre un mot ni un geste de ma part elle défait sa robe, retire son corset et son jupon. Elle est nue, magnifique dans la lumière des bougies. Par pudeur elle se couvre la poitrine d’un bras, posant son autre main sur son entre-jambe. Je m’approche d’elle, la contourne, l’observe. C’est si simple ! Je sors une liasse de billets que je jette sur mon bureau, la fixant du regard pour ne rien perdre de sa réaction. L’argent est son énergie, elle en a des étoiles dans les yeux, elle pourrait vendre son âme au diable si elle pouvait espérer en tirer un bon prix. De mon geste théâtral que je commence à bien maîtriser, j’actionne le mécanisme qui ouvre la chambre des vices. Ses yeux s’écarquillent, ses bras en tombent laissant apparaître sa nudité dans son intégralité.

_ Je vous invite Mademoiselle, lui dis-je en lui tendant la main.

Frissonnante mais curieuse elle gagne le centre le pièce, près du lit, elle découvre mes accessoires.

_ Avez-vous peur ?

_ Devrais-je ?

_ Peut-être… mais je ne vous ferais aucun mal. »