Temp’o

On m’a menti, on me l’a fait croire.

On m’a dit que le sexe c’était du bruit

Violent, impudique, infâme exutoire

Juste un truc pour tromper l’ennui.

 

On m’a donné tous les instruments

J’ai frappé sur la chaire de mon tambour

J’ai arraché les cordes de mon violon

J’ai mis mon archet en miettes.

 

Du bruit j’en ai fait, à déchiré le ciel de ma nuit.

Avec violence, impudeur et détestable désespoir.

De moi j’ai tout donné à qui voulait bien me prendre

Je ne suis pas musicienne moi !

 

Mais aujourd’hui j’ai compris.

Le sexe c’est un étalage de tendresse

De la tendresse hargneuse

Témoignage de respect bourré d’allégresse

 

J’ai écouté mon p’tit cœur tout meurtrie

Boum Boum…Boum Boum

Il me soufflait la musique de la vie

Mélodieuse preuve que j’suis pas morte

 

J’ai décidé d’essayer, faire l’amour

Terme explicite, d’un acte résonnant de sentiments

La peau du tambour, je l’ai caressé, doucement

Les cordes, je les ai juste effleuré, délicatement

Mon archer est devenu de mon bras le prolongement.

 

Et c’était beau, oh oui c’était beau !

Un hymne de béatitude s’est dégagé

Une harmonie à soudain résonné.

J’ai découvert le bon tempo.

 

Ne me mentez pas, ne me faites plus croire

Que ce n’est qu’un bruit qui me déchire les tympans

J’élève ma voix, je veux le faire savoir

Le sexe, c’est une danse, dans les yeux d’un amant.

Publié dans Textes divers